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Climat, énergie et mobilité

Dans cette vidéo de 10 min, Jean-Marc Jancovici, ingénieur français spécialisé sur les questions d’Energie et de Climat, nous explique ce qu’est l’énergie :

« L’énergie, c’est une grandeur physique qui permet de quantifier le changement d’état d’un système. » (Janvovici) [4]

En bref, lorsque un système change d’état, de l’énergie est utilisée. Par exemple, lorsque la température d’une pièce augmente, qu’un train se met à rouler, etc. [4]

Or, « dans un système qui ne communique pas avec l’extérieur, la quantité d’Energie ne change pas ». C’est la loi de conservation. Cela signifie que nous devons, pour faire changer un état, utiliser de l’énergie primaire qui se trouve dans l’environnement (bois, charbon, solaire, …) et l’introduire dans un convertisseur puissant… aujourd’hui les moteurs (et machines) ! [4]

Mais extraire cette énergie primaire et utiliser des « machines » de plus en plus puissantes pour faire fonctionner notre économique, émet des gaz à effet des serre, gaz responsables du réchauffement climatique terrestre…

Image issue de : Voizeux O. et Jungers S. (2022). « Tout comprendre au réchauffement climatique ». Reporterre. Lien.

« L’effet de serre », c’est un phénomène naturel qui maintient une température moyenne de la terre d’environ 15°C. Sans cela, la t° moyenne de la terre serait de -18°C … impossible de survivre ! Et cet « effet de serre » est dû à la présence naturelle de gaz (CO2 ; H2O ; …) dans l’atmosphère. [5]

Cependant, depuis la révolution industrielle – en développant nos machines qui consomment de l’Energie – l’espèce humaine émet ces gaz à effet de serre de manière additionnelle dans l’atmosphère ! Et qui dit « plus de gaz à effet de serre », dit « plus de rayons piégés dans l’atmosphère », dit « une terre qui se réchauffe »…

Et une température planétaire global qui augmente engendre de multiples conséquences notamment sur le régime des pluies ou sur la fréquence et l’intensité des événements extrêmes [5].

Outres les impacts sur l’environnement en lui-même et la biodiversité, les conséquences liées au réchauffement climatique sur les humains et populations sont très importantes et ne sont pas réparties de manière homogène. Dans le monde, ce sont majoritairement les populations vulnérables qui en soufrent, engendrant [5] :

  1. Un déplacement massif des populations : jusque 216 millions de migrant·es climatiques d’ici 2050
  2. Des pertes économiques majeures, qui se comptent en milliards de dollars, notamment dans les secteurs de l’agriculture et de la pêche
  3. Des menaces sur la santé publique à cause des pollutions, des stress thermiques et des pénuries d’eau ;
Image issue de : Myriam (2025). « Limites planétaires : 7 sur 9 sont déjà franchies ». Nos gestes climat. Lien. [annotation de l’image sur le site source : « Depuis septembre 2025, l’acidification des océans figure désormais parmi les limites dépassées »]

Fixées par des chercheurs en 2009, les limites planétaires sont des seuils à ne pas dépasser pour que la Terre reste stable et vivable [7]. Car il faut savoir que l’espèce humaine s’est développée dans un environnement très très stable … or, en dépassant ces « limites », nous entrons dans un environnement que nous ne connaissons pas !

👉Nous ne savons donc pas si et comment la vie va pouvoir évoluer…

En 2025, 7 des 9 limites planétaires étaient dépassées (les changements climatiques, l’érosion de la biodiversité, …).

Selon Kate Raworth, une économiste britannique, il faudrait que l’on développe une économie qui respecte un plancher social et un plafond environnemental. C’est ce qu’on appelle la théorie du Donut.

Image issue de : Oxfam (2020). « La théorie du donut : une nouvelle économie est possible« . Oxfam France. Lien.

Bien que les décideur·euses politiques doivent mettre en place des mesures collectives ambitieuses pour limiter nos émissions de gaz à effet de serre et autres externalités négatives, chaque geste compte ! Et ce, surtout si il est visible, partagé et/ou reproductible. En effet, la contagion sociale voire la normalisation peuvent renforcer les impacts de nos actions individuelles. [8]

Alors, allons-y ensemble, partageons-le et faisons du bruit ✊🌍

En priorité, les leviers sur lesquels travailler sont [8] :

  1. Changer ses habitudes de transports et revoir sa vision des vacances ;
  2. Réduire la température intérieure, isoler son logement et se chauffer autrement
  3. Modifier sa consommation de viande et de poisson ;
  4. Réduire sa consommation de vêtements et de produits ;

Sur sa page « Climat : Arrête d’en faire des tonnes« , l’ASBL Ecoconso vous met également en perspective les actions et leurs impacts. Une bonne première lecture pour avoir des ordres de grandeur en tête.

Pour objectiver vos émissions et voir quelles actions vous pourriez mettre en place pour diminuer au maximum votre empreinte carbone, vous pouvez utiliser des calculateurs d’empreinte carbone. Voici quelques liens :

Enfin, si vous n’êtes toujours pas convaincu·es que l’action a du bon (ou si l’un de vos proches ne l’est pas), cliquez vite sur cette page de l’ASBL Ecoconso. Ils répondent pour nous à 10 idées reçues sur le climat.

Pour que vous puissiez vous renseigner davantage sur les enjeux, les ordres de grandeurs et les actions à entreprendre, nous vous proposons régulièrement de participer à des ateliers collaboratifs, tels que la fresque du climat et/ou l’atelier 2Tonnes. Consultez notre agenda ici pour voir si l’un de ces ateliers est actuellement programmé. Si non, n’hésitez-pas à y participer ailleurs ou en ligne, via les sites « fresque du climat » ou « atelier 2 Tonnes« .

D’autres ateliers ont également lieu tous les jeudis midis, certains abordant les enjeux d’énergie, de climat et de mobilité. Le moment également de rencontrer des ASBL qui se mobilisent tous les jours pour faire changer les choses. Consultez notre agenda ici pour découvrir les prochains ateliers du jeudi.

Vous préférez apprendre en lisant ? Notre bibliothèque est là pour vous ! De nombreux livres sur le climat (tels que « le monde sans fin » de J-M. Jancovici) sont empruntables gratuitement (caution de 5€). Plus d’informations sur notre bibliothèque ici.

Changer sa mobilité quotidienne et de vacances est un enjeux clés pour diminuer les émissions de GES. A la MDD, nous organisons des actions ponctuelles pour vous aider à passer à l’action comme des brocantes vélo’s. Nous participons également au Mobility Day annuel de l’UCLouvain.

[1]WMO. (n.d.). « Climate« . World Meteorological Organization. Lien.

[2] van Ypersele, J-P. et all. (2023). « Lettre N°31 – 6è Rapport d’évaluation du GIEC. Rapport de synthèse. Concepts-clés et exemples. » Plateforme wallonne pour le GIEC. Lien

[3] Unidted Nations (n.d.). « L’Accord de Paris ». United Nations Climate Change. Lien.

[4] Jean-Marc Jancovici (2022). « Masterclass de Jancovici sur l’Energie ». Ethique et tac. Lien.

[4] Kempeneers A. (2023). « L’empreinte carbone moyenne des belges est de 13,4 tonnes CO2E« . Neo et Nea. Lien.

[5] Voizeux O. et Jungers S. (2022). « Tout comprendre au réchauffement climatique ». Reporterre. Lien.

[6] ISE. (2025). « Changement climatique : quelles conséquences pour les populations vulnérables et comment réduire les inégalités environnementales ? ». Institut Supérieur de l’Environnement. Lien.

[7] Myriam (2025). « Limites planétaires : 7 sur 9 sont déjà franchies ». Nos gestes climat. Lien.

[8] van Ypersele, J-P. et all. (2025).« Lettre N°37 – Climat : que changent nos gestes au quotidient ? Partie 1 ». Plateforme wallonne pour le GIEC. Lien.